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Le stress, comment le maîtriser ? 2ème Partie – Les facteurs de stress (Thématique L'individu - Décembre 2019)

Nous avons démontré, dans notre précédent numéro, que le stress est un phénomène très précis qui touche chacun d’entre nous, avec plus ou moins d’intensité.

Chez certains, celui-ci peut provoquer un véritable mal-être : la personne se sent en état de tension persistante, dans l’incapacité de répondre de manière adéquate aux exigences de ses tâches et de ses missions, éprouve des dysfonctionnements au niveau physique, psychique et social…

Avant de tenter de mieux gérer notre stress, nous vous proposons d’identifier les conditions qui favorisent celui-ci et de voir de quelle manière l’on peut mesurer le niveau de stress auquel nous sommes soumis.

•        Les conditions du stress

Trois éléments contribuent à l’augmentation du stress : les « stresseurs » eux-mêmes, mais aussi le contexte dans lequel on évolue, ainsi que la personne elle-même, certains d’entre nous étant plus « réceptifs » que d’autres.

•  Les stresseurs

L’on peut distinguer les stresseurs aigus et les stresseurs chroniques, selon les circonstances et la fréquence avec laquelle ils apparaissent.

‣  Les stresseurs aigus

Il s’agit principalement d’événements ponctuels dangereux ou perçus comme tels : accident, agression – stress post-traumatique – ou bien échec, critique, honte…

‣  Les stresseurs chroniques

Il s’agit d’événements répétitifs générant une réaction récurrente : surcharge ou sous-charge de travail, manque d’argent (et/ou dettes ou achat important), difficultés relationnelles (disputes, divorce, enfants…), habitat (insalubrité, bruit, nuisances…).

Les stresseurs

•  Le contexte

Face à ces stresseurs potentiels, le contexte dans lequel s’inscrit la personne va venir renforcer ou, au contraire, atténuer l’ampleur du stress ressenti. C’est ainsi que, selon le moment de notre vie, tel événement ou tel autre, qui paraissent a priori similaires, ne vont pas provoquer la même intensité de stress.

‣  Les stresseurs matériels et concrets

Ceux-ci peuvent concerner la vie professionnelle (Quantité d’informations et de problèmes à traiter par rapport au temps disponible, Inadéquation poste/fonction/profil, Changement, Incertitude de l’emploi, Résolution de problèmes, Prise de décision, …), mais aussi la vie privée (Finances, Logement, Transports, Environnement, …).

‣  Les stresseurs relationnels

Là aussi, vie professionnelle et vie privée peuvent être sources de stress (Pression hiérarchique, Conflits entre collègues, Critiques négatives, Absence de reconnaissance, Manque d’autonomie, Mauvaise communication, Conflits familiaux, Problèmes de voisinage, Tensions avec les amis…).

Le contexte

•  L’individu

Enfin, nous ne sommes pas tous égaux devant le stress, et face à des situations identiques, notre réaction aux uns et aux autres ne va pas être la même. Trois caractéristiques sont à prendre en compte :

‣  L’émotivité naturelle

L’émotivité est l’agent essentiel des conditions du stress : plus l’émotivité est grande, plus la sensibilité aux stresseurs est importante.

‣  Le style de vie

Certains vont avoir un comportement de type A, marqué par l’urgence et l’irritabilité, luttant en permanence contre le temps et les autres. Inutile de dire qu’ils sont de « bons » candidats au stress !

D’autres, au contraire, ton plutôt un comportement de type B : plutôt calmes, ils savent se relaxer sans éprouver de sentiment d’urgence et d’hostilité.

‣  Les aptitudes acquises

Enfin, il est possible de développer des aptitudes qui permettent de lutter contre le stress ; naturelles pour certaines personnes, d’autres vont devoir les acquérir.

De manière globale et sans entrer dans les conseils qui seront décrits dans notre prochain numéro, il est important de noter que les personnes « gérant » le mieux leur stress arrivent à avoir un bon niveau d’attente en termes d’efficacité, ont développé une bonne estime de soi, et ont indéniablement le sens de la cohérence qui détermine un sentiment de contrôle sur les évènements.

L’individu

•         La mesure du niveau de stress

Le niveau de stress ressenti par une personne se détermine à partir de deux échelles d’évaluation qui permettent de déterminer l’intensité des stresseurs subis par une personne donnée, puis son impact sur le niveau de stress qu’elle ressent.

Les échelles d’évaluation des stresseurs et du stress

Il est ainsi possible de savoir de quelle manière la personne gère le stress auquel elle est soumise : certains peuvent avoir un haut niveau de stresseurs et développer un stress raisonnable, et d’autres, bien que n’étant pas confrontés à des stresseurs importants, voient leur stress atteindre des niveaux très élevés. Pour être totalement probants, ces résultats sont bien entendu comparés à un échantillon représentatif de la population.

 

Comment diminuer l’impact des stresseurs subis afin de diminuer son niveau de stress ? Pour bien commencer l’année 2020 qui s’annonce, nous vous donnerons, le moins prochain, quelques conseils et propositions d’actions à mettre en œuvre qui vous permettront de mieux gérer votre stress.

D’ici là, nous vous souhaitons de très joyeuses fêtes de fin d’année !